Les 7 règles d’or du bivouac en montagne

Dormir à la belle étoile ne s’improvise pas, en particulier en milieu sauvage et à plus forte raison en montagne, où le relief ardu et les conditions climatiques peuvent vite s’avérer hostiles pour l’homme. Dans ces environnements d’altitude, partir bivouaquer demandera un certain niveau de préparation ainsi qu’une application réfléchie sur le terrain. De la planification au matériel nécessaire, en passant par les bons comportements à avoir et les enjeux de sécurité, Matos-Montagne.com vous livre les 7 règles d’or à suivre pour tout bivouac réussi en montagne.

Le point météo

S’informer sur les conditions météo avant de partir, essentiel lorsque l’on part dormir à la belle étoile.

Cela peut paraitre évident, mais chaque année de nombreux campeurs sauvages sont surpris par les éléments parce qu’ils n’ont pas pris le temps de consulter les conditions météo avant leur escapade. Alors même si l’on est jamais à l’abri d’un changement climatique soudain, les prévisions météo d’aujourd’hui sont tout de même assez fiables. S’en informer avant de coucher en pleine nature vous permettra également de vous équiper en conséquence. Il s’agit là avant tout de faire un choix, car une chose est sûre, vous ne pourrez pas tout emporter avec vous…

Partir équipé

Quelques-uns des équipements indispensables pour bivouaquer en montagne.

Une fois informé des conditions climatiques que vous allez rencontrer, ne vous reste plus qu’à prendre du matériel adapté. Outre l’équipement indispensable de randonnée (chaussures de rando, GPS, vêtements chauds…), il vous faudra impérativement prendre de quoi pouvoir passer la nuit au chaud et avec un minimum de confort : duvet, matelas gonflable, toile de tente ou outils pour aménager votre abri (une pelle si vous comptez vous faire un abri dans la neige – type igloo par exemple), réchaud, briquets, lampes frontales avec piles de rechange, nourriture et boisson, kit de premier secours, couverture de secours, sacs poubelle… Le tout peut se transporter dans un gros sac à dos de 50-60L. En fonction de la saison et de l’altitude à laquelle vous allez crapahuter, l’accent pourra être plus ou moins mis sur les moyens de se réchauffer et de conserver la chaleur. Et oui, en montagne il fait froid.

Suivre la réglementation

Le bivouac sauvage n’est pas toléré n’importe où. Source image : www.ptreyeslight.com

C’est qu’il ne s’agit pas de s’installer n’importe où. De nombreuses zones protégées sont interdites au camping et au bivouac. C’est le cas d’un certain nombre de parcs nationaux et de communes de montagne. Lorsque le couchage en pleine nature est autorisé, certaines règles doivent tout de même être suivies : nombre de nuitées maximales autorisées à un même endroit, périodes où il est interdit de bivouaquer en raison de l’activité saisonnière de la faune ou de risques naturels, feu autorisé ou non… Il faut alors se renseigner au cas par cas en fonction de la zone qui vous concerne.

Choisir son emplacement, tout un art

Trouver le bon site de bivouac exigera parfois de longs moments de recherche.

Étape ô combien cruciale dont le confort et la sécurité de votre bivouac dépendront en grande partie : le choix du site. Alors oui, il n’est pas toujours évident de dégoter l’emplacement idéal (ou ce qui s’en rapproche le plus), mais sa recherche active n’en reste pas moins un pré-requis indispensable à l’installation du camp à proprement parler. Ciblez plutôt les surfaces planes ou en légère pente, car il y est plus facile d’y monter sa tente et d’y dormir. L’endroit devra si possible être sec, à l’abri du vent et éloigné des cours d’eau qui en montagne peuvent rapidement être soumis à d’importants débordements en cas de précipitations. Il peut toutefois être intéressant d’établir sa zone de bivouac à proximité d’une source d’eau potable, afin de pouvoir s’y ravitailler facilement. Enfin, il vaut mieux éviter de bivouaquer près des troupeaux d’alpage et des cols de montagne, respectivement soumis aux chiens de garde et aux vents !

Bien monter (ou aménager) son abri

Monter son abri nécessite de la rigueur et de la concentration. Source image : www.partir-en-vtt.com

Tout d’abord, n’attendez pas la nuit pour monter votre campement. Il est bien plus facile de le faire à la lumière du jour ! Pour vous aider, vous pouvez même utiliser une check-list, ce qui vous permettra d’optimiser votre installation et de gagner du temps. La première des choses à faire est de déblayer le terrain, de le débarrasser des éléments qui pourraient nuire à votre confort, comme les pierres et les branches. En cas de pluie, il est conseillé de creuser une tranchée anti-ruissellement autour de votre abri (quelques cm de profondeur suffisent), la solution ultime pour éviter de se réveiller les pieds dans l’eau ! Pour monter une toile de tente sur la neige, ne pas hésiter à utiliser tous les moyens de fixation à votre disposition : broches à glace, sardines, cornières, mais aussi skis, bâtons, piolets et autres poids morts.

Le feu de camp

En montagne plus qu’ailleurs, le foyer est le centre du bivouac. On y mange et on s’y réchauffe.

Le feu de camp peut être très utile en montagne. En plus de donner une ambiance sympathique à vos soirées, il permet de rester au chaud, de cuisiner et d’éloigner les animaux. Mais lorsqu’il est permis de faire un feu en milieu sauvage, ce qui n’est pas toujours le cas (cf. réglementation locale), il s’agit de le faire bien. Une méthode efficace consiste à creuser une petite cuvette dans le sol, ce qui permettra de garder le combustible à l’abri du vent. Lorsque l’herbe est sèche, le foyer doit être ceint de pierres afin d’éviter toute propagation des flammes. Enfin, il peut être utile de dédier une bouteille d’eau au feu. Elle servira à éteindre les braises avant de se coucher ou au moment de quitter l’emplacement.

On ne laisse rien derrière soi

Afin de préserver le milieu naturel, ne laissez aucun emballage ou déchet quelconque après un bivouac. Source image : www.bookphotogail.com

S’il n’y avait qu’une règle à respecter lorsque l’on bivouaque en pleine nature, ça serait celle-là : ne rien laisser derrière soi. Le civisme le plus élémentaire impose que chaque détritus produit sur place doit être emporté, le terrain devant être laissé dans le même état que lorsque vous vous y êtes installé. Cela concerne les emballages et autres déchets alimentaires, les restes de nourriture non consommée, le papier toilette que vous avez utilisé (il peut aussi être brûlé),… Il est donc vivement conseillé de s’équiper de sacs poubelle pour conditionner les ordures que vous transporterez donc à votre retour.

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