Quel GPS pour la montagne

Quiconque se lance dans la randonnée doit savoir s’orienter. Ce pré-requis devient capital pour toute promenade réalisée dans un milieu aussi sauvage et difficile que la montagne, où flâner au petit bonheur la chance relève plus de l’inconscience qu’autre chose. Heureusement, à l’heure du tout technologique et du GPS, il n’y a rien de plus simple que de retrouver son chemin. Il existe aujourd’hui de nombreux appareils électroniques permettant de se guider en toute simplicité, en s’épargnant ainsi le décryptage de cartes topographiques absconses, que l’on relèguera donc en solution de secours, pour si le GPS venait à tomber en panne. Matos-Montagne vous propose un petit tour d’horizon de ces GPS pour la montagne, qui pour beaucoup vont bien plus loin que le simple dispositif de guidage, en proposant au randonneur diverses fonctionnalités : boussole, podomètre, altimètre, baromètre, cardiofréquencemètre,…

Le GPS « classique »

Source image : www.espaceloisirs.ign.fr

La version « standard » du Global Positionning System, parfaite pour se géolocaliser sans chichi. Robuste, offrant une bonne prise en main et devenu avec les années de moins en moins encombrant, ce GPS dispose généralement d’une assez bonne autonomie (jusqu’à plusieurs dizaines d’heures), ce qui permet de s’orienter sur de longs parcours. Avec ce modèle, vous pouvez visualiser votre position immédiate sur l’écran, planifier et suivre un itinéraire, analyser la topographie du terrain, voir le tracé de votre cheminement et, selon les modèles, accéder à diverses autres informations comme l’altitude, le dénivelé ou la distance restante à parcourir. Ce GPS est généralement fourni avec des cartes constructeur couvrant l’ensemble du territoire mais qui ne se révèlent pas toujours très précises. Il est alors possible – souvent moyennant finances – de télécharger des cartes régionales plus détaillées (type IGN). Un GPS dédié, offrant les fonctionnalités de base, peut se trouver à moins de 100€. Les GPS mixtes, plus riches en fonctions et en informations données, sont plus chers. Comptez plusieurs centaines d’euros pour un tel modèle.

La montre GPS

Source image : www.montre-cardio-gps.fr

Plus petite, plus légère et surtout plus simple à consulter que son grand frère, la montre GPS se révèle particulièrement intéressante pour le randonneur. Bien qu’elle possède un affichage plus austère, en noir et blanc, elle n’en est pas pour autant un ersatz de GPS. Car les données qu’elle affiche sont assez complètes (distances, vitesses, directions, allures,…), bien qu’indiquées la plupart du temps sous forme de chiffres et d’indicateurs plutôt que de cartes. Certains modèles disposent en sus de toute une batterie de fonctions secondaires : altimètre, podomètre, baromètre pour la météo, capteur de fréquence cardiaque sur le bracelet,… C’est donc l’outil idéal pour monitorer ses performances et son cardio. Côté prix, il faut compter entre 50-100 € (pour les modèles GPS basiques) et 250-500 € (pour les montres connectées de marque, riches en fonctionnalités).

Le smartphone

Source image : www.easytrailsgps.com

Sans conteste la solution la plus économique pour se guider. De nombreuses applications, à télécharger gratuitement ou pour quelques euros, permettent aujourd’hui d’utiliser son smartphone comme GPS, et ce sans avoir besoin d’une connexion Internet. Sur certaines d’entre-elles, il est même possible de télécharger des packs de cartes plus précis, y compris des cartes au 1:25000. Mais la solution présente toutefois des défauts certains, comme l’autonomie limitée de l’appareil, puisque la charge de la batterie fondra malheureusement comme neige au soleil en mode navigation. De plus, le smartphone est par nature assez fragile, et peut s’arrêter de fonctionner en cas de grand froid… Mais en vous munissant de quelques accessoires (coque de protection, batterie de secours), il devient une solution tout à fait efficace pour se guider pendant les randonnées.

Le GPS pour VTT

Source image : www.coolmaterial.com

Bien qu’il présente une certaine ressemblance avec le modèle pour piétons, le GPS utilisé pour les randonnées à vélo se différencie sur plusieurs aspects. Tout d’abord, il est conçu pour pouvoir être utilisé en roulant : son interface est simplifiée et son ergonomie adaptée, avec des boutons situés en façade plutôt que sur les tranches de l’appareil. Il est également muni d’un système de fixation qui permet de l’accrocher au guidon. Qu’il possède ou non un système de visualisation cartographique, ce GPS n’est pas tant attendu pour ses capacités de guidage que pour ses qualités de monitoring, et ce bien qu’il soit très utile pour la planification d’itinéraires. À ce titre, il s’inscrit dans la tradition des compteurs de vélo. Le GPS du cycliste met ainsi fortement l’accent sur le calcul des données de course : vitesse, cadence, distance parcourue, dénivelé,… Il doit permettre l’export de toutes ces statistiques sur ordinateur, afin de donner la possibilité au coureur d’analyser dans le détail ses performances après coup. D’ailleurs, une suite logicielle va généralement de pair avec ce type de GPS, permettant de représenter les informations sous forme de graphiques facilement compréhensibles. La compatibilité ANT+ permet quant à elle de coupler le GPS avec différents capteurs sans fil (ceinture cardiofréquencemètre, capteur mesurant la fréquence de pédalage,…), faisant alors de ce petit boîtier un véritable ordinateur de bord. On trouve le GPS vélo dans la même gamme de prix que le GPS dédié/mixte (80-500€), prix qui dépend avant tout de ses fonctionnalités et des capteurs annexes qu’on lui associe ou non. La moyenne gamme (150-200 €) bénéficie d’un très bon rapport qualité-prix.

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